Equipe des Transitions Adolescentes et de Prévention des Exclusions

Actualités

L’opposition chez l’enfant et l’adolescent : les paradoxes du non (parution)

Les attitudes d’opposition constituent un motif de consultations de pédopsychiatrie de plus en plus fréquent. On peut les retrouver dans les plaintes parentales à propos d’un tout-petit qui détourne systématiquement la tête du sein ou du biberon, au sujet d’un enfant tyrannique qui a pris le pouvoir à la maison ou encore d’un adolescent vécu comme incontrôlable qui multiplie les conduites à risque. Sur la scène scolaire, parfois dès l’entrée en maternelle, les enseignants signalent ces enfants qui sont en peine pour se soumettre au cadre et aux exigences de l’école, manifestant silence ou agitation. En consultation, ces enfants ou adolescents qui s’opposent massivement, disent non à tout, parfois même au simple fait d’entrer dans le bureau, sollicitent parfois un contre-transfert négatif et épuisent souvent les équipes de soins. Et les conduites d’opposition sont une question récurrente dans le champ éducatif générant fréquemment des ruptures dans les parcours de vie des enfants ou des adolescents placés.

Un florilège de manuels envahit les libraires depuis quelques années à ce sujet, proposant recettes et bonnes pratiques face au désarroi des parents ou des professionnels. Mais bien plus qu’une simple question de juste attitude éducative, pour bien comprendre l’opposition, il importe d’en saisir le contexte, les ressorts, les prémisses et d’essayer de comprendre le sens de cette opposition.

En fait l’opposition accompagne l’être humain tout au long de son existence et certaines formes d’opposition sont structurantes dès la petite enfance et à l’adolescence, nécessaires à la construction de la personnalité, à la subjectivation.

Mais l’opposition peut se durcir, prendre un tour radical comme l’a montré l’actualité récente. Plus communément, elle peut se maintenir, se renforcer et devenir un symptôme bruyant qui, associé à d’autres, conduit à des situations d’opposition pathologiques. On les retrouve actuellement sous les termes de troubles des conduites, du comportement ou encore de troubles de l’opposition avec provocation. Elles dépassent largement le cadre de l’opposition développementale et s’expriment à travers une grande variété d’attitudes et de comportements.

Il serait toutefois réducteur d’entrevoir l’opposition comme une simple entité clinique/pathologique. L’opposition est certes un symptôme, cependant nous pouvons faire le choix de ne pas résumer ce symptôme à un signe diagnostique mais de le considérer comme riche de sens. Les conduites d’opposition répétées n’ont en effet rien d’univoque et peuvent survenir dans des contextes nosologiques variés allant de phénomènes réactionnels à l’autisme, en passant par les états limites, la dépression ou encore les troubles déficitaires de l’attention et certaines formes d’anorexie du bébé et de l’enfant.

On retrouve également des conduites d’opposition plus « passives » qui peuvent se manifester chez les plus jeunes par une inhibition et chez les adolescents par un repli sur soi, un refus scolaire, comme une forme d’affirmation en creux, une façon contemporaine de « dire non ».

Il peut être salutaire de s’opposer lorsque ce qui vous est imposé est inacceptable. L’opposition peut se révéler ainsi adaptative, réactionnelle chez l’enfant maltraité par exemple. Elle peut prendre un sens tout particulier chez l’enfant diabétique qui, lassé de son état, refuse la compliance thérapeutique.

L’opposition peut s’exprimer avec intensité dans l’organisation même de liens intrafamiliaux pathologiques, au sein de certaines fratries, dans des situations d’adoption ou d’histoires traumatiques familiales. Parfois l’opposition signe une réponse comportementale de l’enfant ou de l’adolescent à un style parental peu adapté.

On le voit à travers ces exemples, l’enfant ou l’adolescent s’oppose à un parent, un cadre, un système, une idéologie, une part de soi ou de l’autre qu’il ne comprend pas. Il apparaît donc primordial de comprendre ce qui sous-tend cette opposition. Que vient-elle signifier ? Quelle est sa valeur dans l’économie psychique du sujet ou au sein de la dynamique familiale ? On cherche ici à en comprendre les enjeux, à savoir ce qui est atteint. Pourquoi cet enfant/adolescent est en lutte, affronte, refuse quelque chose de l’autre ? Il nous apparaît important de surmonter les limites entre l’approche nosologique psychiatrique et une perspective plus large tenant compte de l’opposition comme un symptôme qui fait sens. Mais quand doit-on faire de l’opposition un signal ? Quand constitue-t-elle le signe d’une pathologie en cours ? Et comment l’aborder dans le soin ?

Revue Enfance&Psy n°73
Juin 2017

AEMO, AED : contrôle social des pauvres ?

Les accompagnements de milieu ouvert, qu’ils soient administratifs (aide éducative à domicile AED) ou judiciaires (action éducative en milieu ouvert AEMO), visent avant tout à s’assurer du bon développement de l’enfant et à accompagner les parents, afin d’éviter autant que possible son placement.

Même si, et les textes de lois le réaffirment, ce sont bien les difficultés particulières de l’enfant liées à des comportements parentaux insuffisants ou inadaptés au regard de ses besoins qui nécessitent les mesures de protection, les interventions éducatives menées au domicile sont, très majoritairement, à destination de familles dites « pauvres ». Si l’affirmation d’une corrélation entre pauvreté des parents et décision de protection de l’enfance n’est pas nouvelle, elle ne reste pas moins dérangeante et source d’interrogation : les difficultés éducatives seraient-elles favorisées par la précarité sociale des parents ? La pauvreté des parents et le regard porté sur leur mode de vie justifieraient-ils l’intervention éducative, dans l’objectif d’un contrôle social ? S’agit-il d’une question de repérage des difficultés, les services sociaux s’adressant historiquement à des publics en difficultés ?
A l’initiative du CNAEMO, les auteurs s’attachent à cerner les enjeux théoriques mais aussi politiques, philosophiques autant que cliniques et pratiques des interventions sociales et éducatives au domicile.

 

Créé en 1981, le CNAEMO (Carrefour national de l'action éducative en milieu ouvert), composé de professionnels, personnes physiques, associations et personnes morales, est une structure de rencontre, de liaison, d'étude et de recherche ainsi qu’une instance d'interpellation et de confrontation des personnes et des institutions du champ social.

Editions Eres, Collection Empan.
2017, 312 pages.

 

Travail social : comment garder l'amour du métier ? (Colloque)

Colloque organisé par la revue Empan et les Editions Erès, le 17 novembre 2017 à Toulouse.

Comment garder l’amour d’un métier qui a du mal à se définir entre éducation, soin, aide psychosociale ? Les professionnels de la psychiatrie sont-ils en France considérés comme des travailleurs sociaux (ce qui est le cas dans les pays anglo-saxons) ? Les éducateurs sont-ils reconnus dans leur fonction d’un prendre soin au sens d’aide au développement global de la personne ?
L’exigence de formalisation et d’évaluation obéit au principe de corrélation des pratiques avec les besoins de la population. L’intention peut paraître excellente, mais se traduit souvent par une hyper-bureaucratisation qui tend, dans les faits, à dévitaliser l’accompagnement.
De plus, les praticiens du terrain social, médico-social et psychiatrique restent confrontés aux expressions des souffrances massives vécues par les personnes – adultes, enfants, adolescents ou familles – qui se confient à eux. Si le management donne un cadre administratif à leur travail, les professionnels se sentent en revanche insuffisamment compris et soutenus dans la réalité de leur tâche et de ce qu’elle éveille de violence interne.

D’où ces questions que la revue Empan propose de mettre en commun au cours de notre journée de rencontre avec les professionnels et les étudiants :
• Comment les professionnels peuvent-ils garder l’amour du métier, devant l’inflation de contraintes administratives, entre autres ?
• Comment développer les échanges professionnels inter-générationnels dans les établissements et services afin de redéfinir ensemble les principes théoriques et pratiques du métier ?
• Comment soutenir notre capacité à s’identifier aux personnes en grande souffrance psychosociale afin d’accéder à leur réalité vécue, ce dont dépend le sens de l’action et le désir de bien faire ?

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L’ ordre éducatif recomposé. De l’art de la prudence dans l’accompagnement des mineurs sous main de justice (recherche CNRS)

Présentation de la recherche

Menée sur deux ans par une équipe de recherche plurielle et pluridisciplinaire, le projet de cette recherche répond à une commande initiale relative aux « échecs continus » de prise en charge des mineurs difficiles et aux « stratégies institutionnelles » déployées par les équipes interinstitutionnelles pour y faire face.

L’entrée par les destinées sociales et institutionnelles des mineurs, dans la première partie du rapport, a permis l’exploration de vingt-et-une histoires de vie par le regard que portent l’institution et les intervenants sur ces mineurs, et par là, de mieux saisir « l’expérience réelle » des situations d’accompagnement par les intervenants et les équipes. C’est à partir de ces vingt-et-un « cas » complexes, souvent saisissants et du vécu singulier que les intervenants en ont, qu’il a été possible, dans une seconde partie, d’éclairer les incertitudes et les limites des contextes d’action qui amènent les intervenants à un ressenti négatif à l’égard de leur mission (sentiment de discrédit, d’impuissance, d’échec, d’incompétence). Pour autant, à partir de cet éclairage, le rapport montre également que ces situations d’accompagnement limites et éprouvantes auxquelles les intervenants sont confrontés, au-delà de l’impuissance ressentie et des tensions et nœuds qu’elles génèrent dans le quotidien des services, constituent également des occasions qui les amènent à réinventer les pratiques au quotidien et à activer des ressorts d’action spécifiques et expérientiels. Sur ce point, le lien avec les travaux de Florent Champy sur les professions à pratiques prudentielles a permis d’éclairer la façon dont, à bien des égards, les ressorts activés par les intervenants procèdent d’une démarche prudentielle et d’un type d’activité cognitive et pratique qui se construit à partir de multiples tâtonnements et ajustements quand l’application de savoirs professionnels et prescrits ne suffit pas. Parmi ces ressorts de l’action, le rapport met en exergue que la dimension émotionnelle du travail des intervenants occupe une place centrale et particulière.
Considérant les émotions, leurs usages et leur maîtrise dans l’intervention auprès des mineurs comme l’expression d’un « travail émotionnel » qui prend forme, s’informe et se déforme à travers les besoins de la relation et les normes institutionnelles, le rapport met au jour qu’il constitue un ressort d’engagement puissant dans l’établissement du lien avec les mineurs et la gestion des situations difficiles. Pour autant, il ne suffit pas de révéler des ressorts d’action expérientiels, a fortiori émotionnels, pour que des compétences ou un métier existent, encore moins une profession. A quels moments ces ressorts individuels de l’expérience émotionnelle deviennent des ressources transversales, reconnues et partagées par tous ? C’est essentiellement à l’exploration de cette dimension qu’a pu se consacrer la troisième partie du rapport, en portant la focale sur la part jouée par les collectifs de travail et les régulations collectives dans la reconnaissance et la consolidation des compétences et identités professionnelles.

Auteurs : Catherine Lenzi, Bernard Pény
IREIS (Institut régional et européen des métiers de l'intervention sociale - Ain), Laboratoire Printemps (CNRS - Université de Versailles Saint-Quentin)
Date : décembre 2015

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Les centres éducatifs fermés. La part cachée du travail éducatif en milieu contraint (recherche CNRS)

Présentation de la recherche

Les Centres éducatifs fermés ont été créés par la loi du 9/9/2002 pour répondre aux exigences sécuritaires de la période politique et pour fournir un cadre de « sanction éducative » selon ses termes, à des mineurs qui commettent des infractions de manière répétitive et dont les prises en charge éducatives classiques n’ont pas permis d’infléchir le comportement. On peut voir que les CEF ne sont ni des prisons (contrairement aux EPM créés dans la même période), ni de simples foyers éducatifs, mais constituent plutôt un espace d’enfermement hybride qui soumet les mineurs à la double contrainte de la restriction de leurs libertés dans le présent et de l’obligation de participation à des activités pour préparer leur avenir. Parce qu’ils sont fondés sur une fermeture juridique et spatiale, non carcérale et sur une série de contraintes, la recherche interroge les effets de la clôture spatiale et mentale sur les jeunes et sur les personnels, en termes « d’institution totale » (Goffman). L’emprise exercée ici n’est pas absolue mais se module de différentes manières et des espaces intermédiaires accueillent des « adaptations secondaires » qui constituent autant de leviers pour les personnels pour développer l’action éducative et scolaire en marge des cadres institutionnels.
L’apport central de cette recherche rend ainsi compte de « l’ouverture dans la fermeture » et de la part cachée du travail éducatif réalisé dans un contexte contraint. De cette façon, elle permet de situer les agirs professionnels, moins dans une logique de professionnalisation classique que comme un processus d’apprentissage spontané et d’implication personnelle dans le travail. Processus au cours duquel les intervenants mobilisent des ressources propres et activent des ressorts d’action singuliers qui dépassent le cadre formel de l’intervention en CEF.
Enfin, cette recherche questionne à quel moment ces savoirs constitués par l’expérience, dans leurs dimensions relationnelle, identitaire et émotionnelle deviennent des ressources partagées et transversales. Sur ce point, si les savoirs d’expérience personnelle des salariés s’avèrent indispensables pour l’accompagnement des mineurs au quotidien et pour que ces derniers adoptent le mode de vie du CEF, il apparait que leur non-formalisation par une reconnaissance institutionnelle limite l’approche éducative dans sa pleine dimension pédagogique et experte. C’est donc à la question de la fabrication et de la stabilisation des collectifs de travail que cette recherche a conduit en dernière instance et à la façon dont ils peuvent ou non soutenir les ressorts d’action des intervenants, quand bien même ceux-ci s’inscrivent en marge du cadre.

Auteurs : Catherine Lenzi ; Philip Milburn
IREIS ESPASS (Institut régional et européen des métiers de l'intervention sociale - Rhône-Alpes), Laboratoire Printemps (CNRS - Université de Versailles Saint-Quentin)
Date : 2015

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Analyse de la délinquance des filles mineures et de leur mise en prise en charge (recherche CNRS)

Présentation de la recherche

Selon les données du ministère de la Justice, bien que les filles ne représentaient que 17 % des condamnations de mineurs en 2013, leur nombre ne cesse de progresser depuis une dizaine d’années : + 40 % pour les filles, contre + 3 % pour les garçons. Dans le sens commun, la délinquance des filles est presque toujours raccrochée à une supposée nature féminine (parfois euphémisée sous des formes de psychologisation), ou au contraire, à leur supposée absence de féminité. Cette recherche a donc visé à analyser les parcours de vie de jeunes filles délinquantes, en interrogeant en particulier ce que ces parcours doivent aux rapports de genre. L’originalité de la démarche est de s’inscrire dans une double approche de ces processus, à la fois sociologique et psychologique, notamment afin d’éviter l’écueil historique d’une pathologisation de ces jeunes filles.

La population de recherche est constituée de 31 jeunes filles ayant faits l'objet d'une mesure ou d'une sanction pénale, par la justice des mineurs : toutes ont eu un entretien avec un(e) sociologue, suivi, pour 15 d’entre elles, d’un entretien avec la chercheure en psychologie. Après avoir présenté neuf portraits de jeunes filles, le rapport de recherche expose les analyses des ancrages, des chemins vers la délinquance et des traitements institutionnels vécus par ces 31 jeunes filles rencontrées. Premièrement, un grand nombre d’entre elles a été victime de violences morales, physiques et/ou sexuelles, au sein de leur famille, de leurs réseaux amicaux ou de l’espace public. Elles n’ont toutefois que rarement reconnues dans leur statut de victime.
Marquées par des relations conflictuelles, leurs familles ne constituent que très rarement une ressource pour y faire face. Par contraste, leurs ancrages territoriaux constituent des ressources, en particulier en accédant à la place de fille dans la bande de garçons du quartier. Protégées, mais aussi contrôlées par le groupe, elles expérimentent de nouveaux possibles (mobilité, fête, consommation…). Cette stratégie trouve néanmoins ses limites lorsqu’elles commencent à expérimenter des relations affectives et sexuelles. Bien que valorisée par la plupart des filles, l’expérience du couple ne se révèle que rarement aussi protectrice qu’elles ne l’espèrent.
Les données montrent enfin qu’il n’existe pas de singularité dans les actes commis par les jeunes filles. Si singularité il y a, elle est à rechercher dans la réaction sociale qu’elle suscite. Une grande  partie d’entre elles semble bénéficier d’une forme de protection contre l’incarcération (du moins dans un premier temps), en même temps que les autres apparaissent plus sévèrement punis (en particulier les filles ethnicisées comme “Roumaines”). Maintenues plus longuement dans un parcours de protection de l’enfance, les filles rencontrées accumulent les passages à l’acte, souvent durant des fugues de foyers, et la réaction est toujours la même : un transfert vers un nouveau foyer où la fugue se répète jusqu’à un passage à l’acte perçu comme grave (agression d’un professionnel, acte de barbarie, séquestration, agression sexuelle…), la conduisant dans un lieu d’enfermement. Les structures fermées accueillant les jeunes filles sont rares, elles sont donc éloignées de leur environnement familial et social, rendant plus délicat la construction d’un projet pour leur sortie et leur réinsertion sociale.

Auteurs : Cindy Duhamel, Dominique Duprez, Elise Lemercier
CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur l'institution pénale) CNRS - Ministère de la Justice
Date : 2016

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Adolescence et idéal démocratique. Accueillir les jeunes des quartiers populaires

C’est à l’adolescence que se construit l’idéal démocratique, l’espérance « à vivre ensemble ». Mais les jeunes – et particulièrement ceux des quartiers populaires – se heurtent à une rude réalité : on ne les entend pas, on ne les écoute pas. Amertume et désillusion sont au rendez-vous. Leur créativité adolescente est empêchée. Ils y répondent par des stéréotypes : victimisation, renoncement, révolte, actes vécus comme « héroïques », ou encore conformisme… Autant d’attitudes qui provoquent préjugés et rejet – comme Hannah Arendt le disait déjà. Ces jeunes habitants des cités sont paradigmatiques de la jeunesse et de sa difficulté à trouver place au sein de nos démocraties.
Comment ré-enchanter l’inspiration démocratique ? Avec cet ouvrage, Joëlle Bordet et Philippe Gutton déconstruisent stéréotypes et préjugés. Ils nous montrent, à travers des dizaines d’exemples concrets, comment faire naître ou renaître de l’émerveillement démocratique, porté par des adultes. Sur le terrain, dans les quartiers, des témoins-interprètes accueillent cette inspiration. Véritables « passeurs », ils inventent de nouvelles voies d’accès à la démocratie. Ce livre leur donne la parole. L’ouvrage nous donne aussi à lire les témoignages de ces problématiques au-delà de l’Hexagone – Israël, Palestine, Russie, Ukraine, Sénégal, Italie, Brésil.
La démocratie de demain se joue avec les adolescents d’aujourd’hui. Cet ouvrage engagé, novateur, aide à transformer les impasses en ouvertures créatrices.
Auteurs : Joelle Bordet, Philippe Gutton.
Editeur : In Press

DU Adolescents difficiles : approches psychopathologique et éducative

Nous vous informons de l’ouverture des inscriptions (session 2017-2018) pour le Diplôme Universitaire "Adolescents difficiles, approche psychopathologique et éducative" dirigé par les Professeurs Philippe Jeammet et David Cohen.

Cette formation est destinée à des professionnels ou bénévoles ayant au minimum trois années d’expérience auprès d’adolescents dans les secteurs de la justice, de la santé, de l’éducation nationale, du champ social et éducatif, de la politique de la ville et de l’insertion, de la gendarmerie, de la police.
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Violences. Anatomie de la destructivité humaine (colloque)

Psy & Crimino - Crimino & Psy organise un colloque le vendredi 30 juin 2017 à Paris sur les violences. Sont prévus les intervenants suivants : Samuel Lemitre, Roland Coutanceau, Myryam Quemener, Philippe Jeammet, didier Bourgeois, Magali Bodon-Bruzel, Yves-Hiram Haesevoets, Jean-Yves Hayez, Eric Verdier, Liliane Daligand, Laurent Bègue, Mathias Rio, Françoise Sironi, Erol Nuissier.
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Loi protection de l’enfant : publication du décret sur le rapport de situation

Le décret relatif au référentiel fixant le contenu et les modalités d'élaboration du rapport de situation de l'enfant a été publié. Ce rapport est élaboré au moins une fois par an ou tous les six mois pour les enfants âgés de moins de 2 ans et est établi après une évaluation pluridisciplinaire, doit porter sur la santé physique et psychique de l'enfant, son développement, sa scolarité, sa vie sociale et ses relations avec sa famille et les tiers intervenant dans sa vie. Le cas échéant, il porte également sur le projet d'accès à l'autonomie élaboré dans l'année qui précède la majorité de l'enfant.
Ce rapport doit permettre de vérifier la bonne mise en oeuvre du projet pour l'enfant et l'adéquation de ce projet aux besoins de l'enfant ainsi que, le cas échéant, l'accomplissement des objectifs fixés par la décision de justice. Il doit enfin présenter si besoin des ajustements du plan d'actions prévu dans le PPE ; des évolutions des objectifs fixés dans la décision administrative ou judiciaire ; des ajustements du projet d'accès à l'autonomie pour les enfants concernés ; un arrêt, un maintien ou un renouvellement de la prestation d'aide sociale à l'enfance. Il donne, le cas échéant, un avis sur une éventuelle évolution de la mesure judiciaire ou du statut juridique de l'enfant ; la saisine de la commission pluridisciplinaire et pluri-institutionnelle chargée d'examiner la situation des enfants placés à l'ASE depuis plus de 1 an en cas de risque de délaissement parental ou lorsque le statut juridique de l'enfant paraît inadapté à ses besoins. (source : cnape)
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